J'ai une batterie mais je ne peux pas moduler la puissance de charge. C'est du tout ou rien via le chargeur secteur intégré à l'onduleur hybride (WKS) que j'active ou pas en fonction de la production solaire. Théoriquement j'ai 2 niveaux (10A ou 20A) mais la communication avec l'onduleur est assez chaotique, si je lui en demande trop ça plante, donc je reste à 20A et ensuite c'est plutôt une histoire entre les batteries et l'onduleur qui régulent en fonction du SOC (un BMS n'adapte rien du tout, il surveille... quand c'est lui qui coupe la charge c'est que quelque chose est mal réglé)
Au départ je voulais passer par un chargeur externe sur lequel on peut régler la puissance de charge (concrètement c'est une alim réglable en courant) mais en fait j'ai changé d’objectif et j'ai pour projet de passer sur une batterie plus grosse avec un onduleur plus sérieux, en "AC coupling" (je sais pas encore lequel...) donc ça va rester comme ça.
Donc c'est des automatisations HA qui font chez d'orchestre en définissant des objectifs au différents éléments qui influent sur la conso / production solaire.
En gros, de base j'ai mon système PV qui est configuré pour faire du "zéro injection" (CASI oblige) avec un set point à -50W (pour l'instant je m'autorise à injecter un peu, tant que Enedis râle pas...) et un routeur vers le chauffe-eau avec un setpoint à +10W comme ça il ne se "bouffent pas le nez" et tant qu'il y a de la demande côté routeur, les panneaux produisent tout ce qu'ils peuvent.
Ensuite la charge de la batterie intervient si la production théorique (donné par Solcast) est suffisante (j'ai arbitrairement mis 1000W) ET si la conso sur le réseau est faible (j'ai mis inférieure 100W). Elle se coupe dès que la conso sur le réseau dépasse la valeur de puissance correspondant à la charge de la batterie pendant plus de 5mn (pour éviter l'effet yoyo). là aussi c'est le routeur vers le chauffe-eau qui fait le reste du boulot de lissage.
Quand la voiture est branchée pour charge au solaire elle devient prioritaire. Dans ce cas je coupe complètement le routage vers le chauffe-eau (parce qu'il réagit plus vite que la modulation de charge de la voiture et du coup la voiture se retrouve à charger à la puissance minimale, ce qui n'est pas le but). Le réglage de la modulation de charge de la voiture (géré par EVCC) est réglé pour prendre un peu sur le réseau (200W, environ 1A) afin d'optimiser l'auto-conso et dans ce cas je bascule aussi la limite d'injection solaire à -200W afin d'être certains que la production n'est pas bridée.
La charge de la batterie stationnaire reste activée selon le schéma habituel. (c'est à ajuster parce que du coup ça fait le yo-yo, vu l'algo très basique utilisé, mais j'ai pas encore trouvé de solution élégante pour cette configuration)
Dès que la charge de la voiture est terminée, alors le routeur vers le chauffe-eau est remis en service et la limite solaire repasse à -50W
A noter que j'ai 2 chauffe-eau (un cumuls électrique basique et un CESI avec résistance d'appoint) chaqu'un équipé d'un routeur. Jusqu’à maintenant la priorité été donné au moins chaud (j''ai ajouté une sonde à mis hauteur de la cuve du cumuls) mais c'est pas satisfaisant... en mis saison on se retrouve plutôt avec 500l d'eau tiède plutôt qu'avec 200l d'eau chaude. Je dois revoir le système mais pour ça il faut que j'ai un retour de l'état des thermostats... c'est en cours.
C'est une installation un peu bancale car beaucoup de DIY et du matos pas forcement très performant.
Côté installe PV "de base" c'est des micro-onduleurs Hoymiles HM800 avec une passerelle openDTU : la modulation de puissance de prod se fait avec une latence non négligeable (au mieux 20 secondes) donc faut pas trop compter dessus pour s'adapter au mieux à la demande.
Côté batteries (environ 7kWh) c'est du DIY avec des modules LiFePO4 nu et JKBMS sur un onduleur hybride bas de gamme (WKS / Voltronic) sans port de communication série, je suis obligé de passer par le port USB et comme je l'ai dit c'est pas super stable. Il est couplé à 400Wc de panneau qui lui sont dédiés. Cet onduleur, donné pour 1KVA, est vraiment merdique, quand il est branché sur le secteur, il consomme en permanence 80VA même quand la batterie est chargée à 100% et que les panneaux produisent à fond. Du coup pour limiter la conso, j'ai ajouté un relais qui lui coupe l'alim quand il peut être autonome (il vit très bien avec les panneaux quand il a que ça...) sauf bien sûr quand j'active son chargeur interne pour charger la batterie avec le surplus du champ PV principal (c'est toute une gymnastique)
Il ne peut pas injecter dans le réseau, du coup il me sert surtout d'UPS pour la partie informatique / domotique de la maison.
Sur les batteries, j'ai aussi raccordé un autre micro-onduleur PV Hoymiles HMS400 qui lui permet d'injecter sur le réseau depuis les batteries (le 24V des batteries lui permet d'injecter environ 350W) et sa régulation d'injection est confié à une OpenDTU-OnBattery.
Vu la puissance d'injection limitée, ça couvre le bruit de fond + l'éclairage en soirée, mais pas beaucoup plus.
Dans le principe ça fonctionne bien, en réalité c'est aussi pas mal "merdique". Ces micro-onduleurs ne sont pas prévu pour rester sous tension 24h/24 et au bout d'un certain temps il finit par planter : soit il n'injecte plus du tout, soit il reste bloqué sur une puissance d'injection qui ne suis plus du tout la demande... bref, pas glop...
Pour l'instant j'ai débranché, faut que j'ajoute un relais côté 24V pour le couper quand j'en ai pas besoin, mais un relais capable de couper 16A sous 24V CC (si jamais besoin de couper en charge) c'est pas facile à trouver et ça coûte cher, donc projet en stand-by qui ne se ferra sans doute jamais.
Comme je disais, je vise plutôt une installation plus sérieuse, avec plus de batteries (15kWh je pense) et un onduleur assez costaud pour alimenter toute la maison (6kVA mini)
Voilà, c'était 3615 ma vie (pour ceux qui ont la ref) mais ouais, je confirme, vouloir consommer au mieux sa production solaire, sans rien injecter sur le réseau, c'est clairement marcher sur un fil !
Pour l'instant ça fait le café on va dire :
(c'est une journée sans charge voiture, et faudrait pas regarder avec une granulométrie trop fine je pense)